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Blog destiner a rien de spécial, lol, juste des délire ou des chose que j'aime bien et que je veut partager sans pour autant chercher a avoir le plus de visiteurs !!!
Alors les gringaller du net qui savent pas quoi branler de leur vie, a part squatter le net et qui laisse des comm de merde pour que leur misérable journée passe plus vite, laisser un peu votre adresse que l'on rigole 5 min !!!!
Tu pourra, lundi dans ton école, raconter quelque chose d'originale sur ton weekend pour une fois !!!
A bonne entendeur salut !!!
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# Posté le dimanche 14 octobre 2007 16:38
Modifié le samedi 07 mars 2009 13:18

Menaces sur les criminels en cavale

Jan 31, 2004


La plus grande traque à l'homme jamais organisée en France est lancée. Grâce à un décret signé fin décembre par Jean-Pierre Raffarin, la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) vient de mettre discrètement sur les rails son nouvel Office central chargé des personnes recherchées ou en fuite (OCPRF). Lointains cousins des US marshalls américains, les trente policiers et gendarmes appelés à composer cette structure inédite ont pour mission de localiser et d'interpeller les criminels les plus dangereux actuellement en cavale en France, mais aussi à l'étranger. «Nous n'allons pas nous lancer aux trousses des 286 148 personnes inscrites en janvier au fichier des personnes recherchées, explique le commissaire principal Philippe Véroni, patron de l'Office. Parmi elles, figurent des administrés qui n'ont pas payé leur timbre-amende, des mineurs en fugue ou encore des personnes ayant disparu mystérieusement...»


Selon no
s informations, ces nouveaux experts de la chasse à l'homme vont viser un «gibier» d'une nature assez particulière. Articulés autour de trois groupes de huit limiers aguerris, ils ont été triés sur le volet pour leurs bonnes connaissances du milieu des stupéfiants, du braquage, du terrorisme et des crimes en série. «Nous allons placer en priorité dans notre collimateur les truands les plus menaçants ainsi que ceux qui sont le plus lourdement condamnés, explique le commissaire Philippe Véroni. Il s'agit avant tout de combler un vide actuel, là où les recherches de la dernière chance n'avaient plus rien donné.»


Jusqu'alors,
les criminels – hormis quelques rares catégories, comme celle des tueurs d'enfants – n'étaient recherchés que dans les premières semaines suivant leur identification. Ensuite, l'opiniâtreté des forces de l'ordre s'émoussait, le fuyard prenant le plus souvent le large en dehors des zones de compétence des enquêteurs. Son interpellation dépendait alors d'un contrôle fortuit ou d'un nouveau flagrant délit.


E
n réalité, seul un groupe spécialisé de l'Office central pour la répression du banditisme (OCRB), comptant une dizaine de fonctionnaires au total, était spécialisé dans la traque des malfrats notoires. Une trentaine de ces derniers sont d'ailleurs tombés dans les filets tendus, dont Antonio Ferrara et Joseph Menconi, considérés comme deux «grands fauves» du banditisme, passés maîtres dans l'art de se volatiliser sans laisser de trace.


Ces coups
de filet ne plongeront pas pour autant l'Office des personnes recherchées dans l'oisiveté : pas moins de 2 805 criminels visés par une «fiche PJ» sont aujourd'hui dans la nature. Ils rejoignent en cela les 266 prisonniers qui ont fait le mur de leur prison ou n'ont pas rejoint leur cellule après leur permission de sortie.

«Pour me
ttre la main sur ceux que plus personne ne recherche, nous allons reprendre des enquêtes à zéro afin de retisser leur tissu relationnel, explique le commissaire Philippe Véroni.

» E
n outre, nous nous lançons dans un colossal travail de documentation : quatre personnes seront chargées de recouper tous les fichiers de la police, de la gendarmerie, des douanes, d'Interpol mais aussi ceux des hôpitaux ou de la Sécurité sociale. Nos agents auront pour mission de fournir au plus vite des pistes à nos équipes de terrain et aux officiers de liaison en poste à l'étranger.»


Di
scret sur les objectifs assignés à son équipe, le commissaire Philippe Véroni entend, dans un premier temps sélectionner un «gros noyau de gros voyous», faisant l'objet d'une diffusion dans l'espace Schengen. Un responsable de la Direction centrale de la police judiciaire a évoqué l'établissement d'une «première liste composée de cinq cents à mille cibles». Les premières investigations, assure-t-on, ont déjà commencé.
# Posté le lundi 15 octobre 2007 08:40
Modifié le dimanche 22 juin 2008 07:54

LES REGIONS DE LA CRIMINALITE ORGANISEE

LES REGIONS DE LA CRIMINALITE ORGANISEE

Description de chaque département où est présent un Milieu important.


PARIS (75), centre historique du Milieu




Paris. La ville où tout le Milieu français a toujours voulu se faire une place. Un peu moins dernièrement, mais si peu. On y trouve des types de la banlieue, des lyonnais, des marseillais, des corses, des pieds-noirs... À vrai dire, les voyous venant de la ville même ne sont pas si nombreux. Il y a ceux de Belleville, du XVIIIe Arrondissement, et de quelques autres endroits, mais la majorité des voyous de la capitale vient de l'extérieur. Autrefois, Montmartre concentrait la plus grosse communauté de truands de Paris, et les coins autour de la Porte Saint-Denis et de la Porte Saint-Martin étaient eux aussi de hauts-lieux du proxénétisme. À cette époque, on y comptait presque un règlement de compte par semaine. Mais la prostitution ayant peu à peu été délaissée par le Milieu, c'est plutôt vers les quartiers des Champs-Elysées et de L'Étoile que se sont déplacés les enjeux. En 70 ans, rien n'a vraiment changé : il s'agit d'ouvrir un bar ou une boîte, de contrôler des discothèques, de racketter ici ou là, de diriger quelques bars à bouchons... et depuis quinze-vingt ans on peut ajouter au tryptique bars-boîtes-putes le bizness des machines à sous, dangereux pour sa vie mais lucratif et assez peu réprimandé.

Par ailleurs, il existe dans toute la région parisienne une certaine culture de la diplomatie, on cherche à éviter les conflits, on règle les problèmes autours d'une table, on fait appel à des juges de paix... au contraire du grand sud, où on se tire dessus pour pas grand chose. Ce qui n'empêche pas Paris de devenir parfois le théâtre de règlements de compte violents.




La Seine-Saint-Denis (93), terre de caïds


Pour beaucoup, le 9-3 est synonime de violences urbaines et de racaillerie ordinaire. Pourtant, une tradition du grand banditisme vieille de plus de trente ans y existe. On trouve dans le 93 de la "main d'oeuvre", certes, mais aussi de vrais durs, de gros caïds. La plupart viennent des cités ou des camps manouches du département et se sont hissés très haut dans le banditisme. Pour faire carrière, la tradition veut qu'on devienne braqueur. Beaucoup se sont fait un nom dans cette catégorie à coup de grosses attaques à main armée, pour ensuite réinvestire l'argent récolté dans les machines à sous ou les boîtes. D'autres ont préféré la voie des stups ou du trafic de voitures. Ce qui est sûr, c'est que de très gros caïds sont sortis de ce département.

Le plus gros vivier de voyous se trouve à Montreuil. Arabes et gitans pour la plupart. Les gros voyous de la ville ont évolué sous le giron de Claude Genova ou des frères Hornec. Mais énormément de villes de Seine-Saint-Denis ont leur lot de voyou : Aubervillier en concentre beaucoup, même si la relève est plutôt à chercher du côté de Stains, Pierrefitte, Aulnay, La Courneuve, Pantin...
Le 93 n'a pas finnit de faire parler de lui. Et puis les ponts entre le "nouveau Milieu" et le "Milieu traditionnel" (les tradis) y sont nombreux.

Quelques figures de ce département : Claude "le Gros" Genova, Nordine "la Gelée" Mansouri, Marc Hornec, Ihmed Mohieddine, Nordine "la Puce" Benali, Michel Crutel, Karim Reguig, Mohammed Amime.




Le Val-de-Marne (94), la tradition du braquage


Tout comme pour le 93, les voyous du 94 ne datent pas d'hier. Depuis 1970, ils tiennent une très bonne réputation. Spécialité : braquage. Quand on vient de ce département, c'est presque inévitable pour un voyou de faire carrière dans le vol à main armée. Si Vitry reste le haut lieu des truands du Val-de-Marne, d'autres villes font parler d'elles, comme Orly, Choisy, ou encore Joinville.

La tradition du braquage s'y transmet de génération en génération, des vocations y naissent. Pendant longtemps, et encore aujourd'hui, le simple fait de venir de la "banlieue sud" suffisait comme CV, on tenait sa réputation. Et puis les types ont une certaine "mentale" qu'on ne trouve pas forcément partout.

Quelques figures de ce département : Antonio Ferrara, Moussa Traoré, Michel Lepage, Gérard Dupré, Daniel Baumont, Daniel Bellanger.



Les Hauts-de-Seine (92), plaque tournante du trafic de stup



Ce département est moins ancien que ses "cousins" du 93 et du 94 dans le monde du banditisme, mais y tient une place toute aussi importante. À lui seul, il alimente en shit, coke et extasy les Yvelines, le Val-d'Oise, le Val-de-Marne et, grossièrement, tous les départements d'île-de-France, et même au-delà. La logistique de tout ce trafic est basée principalement dans les cités du nord du département, avec en tête de liste Nanterre, suivit de Colombes et Gennevilliers. Les trafiquants ambitieux et organisés sont d'ores et déjà multi-millionaires.

Que
lques figures de ce département : Hamid Hakkar.




L'Isère (38), terre de douleur


Si le Milieu existe depuis bien longtemps à Grenoble, c'est surtout dans les années 60 qu'il est monté en puissance. Après l'éjection des corses, la grande criminalité grenobloise a été principalement le fait de natifs de la ville. Gitans et Italiens (Grenoble abrite la plus grosse communauté sicilienne de France) pour beaucoup d'entre eux. Les voyous de là-bas agissent avec professionalisme et sont des durs. Parmi les différentes bandes redoutées du coin, une va se démarquer et se faire craindre dans tout le sud : le "gang des italos-grenoblois" - dont une partie ira s'installer à Nice par la suite, d'autres dans le Var.

Niveau bi
zness, la situation est à peu près la même que dans les autres grandes villes du sud, à l'exception de la prostitution, qui est restée aux mains du Milieu traditionnel. Pour ce qui est du sang versé, il l'est ici autant que dans les autres grands centres du Milieu sudiste. Différentes guerres violentes ont en effet laissé du monde à terre depuis les années '70. Par ailleurs, on soupçonne la Cosa Nostra sicilienne d'être bien implantée dans la région.

Quelques
figures de ce département : Michel Luisi, Jean-Antoine Bavière, Jean-Pierre Zolotas, Jean-Pierre Maldera, Jean Augé.







Les Bouches-du-Rhône (13), l'autre centre historique du Milieu



Pour beaucoup Marseille est LA ville de la Pègre, et nombreux sont ceux qui fantasment sur l'existance d'une criminalité marseillaise étant similaire aux mafias italiennes. En vérité, il n'en est rien. Mais que Marseille soit une terre du Mitan, c'est certain. Une étude a d'ailleurs montré que la cité phocéenne était le deuxième ville d'Europe occidentale pour ce qui est de la criminalité, après Naples. Pendant les années d'Occupation, Hitler a déclaré qu'il s'agissait-là du "chancre de l'Europe". Dans les années 60 et une partie des années '70, Marseille était la capitale internationnale du trafic d'héroïne, envoyant chaque mois environ 270 kilos de came (pure à plus de 95%) vers les Etats-Unis.

Ville multi-ethnique, son Milieu se devait de l'être lui aussi : corses, italiens, gitans, pieds-noirs, arabes, arméniens... Le quartier populaire du Panier a fournit et continue de fournir un nombre impressionant de beaux voyous, au même titre que la Belle-de-Mai. Pendant longtemps, le quartier de l'Opéra a été le territoire des très gros caïds marseillais, mais n'est plus maintenant que le repère des "anciens". Et puis depuis 10-15 ans, des cités comme la Castellane, la Bricarde , Fontvert, Frais-Vallon ou encore la Paternelle apportent leurs lots de gangsters.

En plus de ces nouveaux
truands, des types de tout le département s'installent dans la cité phocéenne. Avec en tête de liste la zone de L'Etang de Berre : Vitrolles, Istres, Berre, Gardanne... Les voyous qui viennent de ces coins-là sont de vrais durs, et l'Etang de Berre est sans doute le coin de la région le plus dangereux pour les truands. Le bizness des machines à sous y a laissé des cadavres par dizaines.

Autres "pôle" du
département : la région d'Aix-en-Provence. Ils 'agit-là d'une sorte de zone franche où chacun a sa place : on y va pour dépenser son argent ou pour investire. Bars, contrôle de boîtes de nuit, restaurants, machines à sous, tout est bon à prendre. L'enjeu principal reste le monde de la nuit, qui est parfois la raison de conflits sanglants. Et puis n'oublions pas non plus Salon-de-Provence qui, avec l'Etang de Berre, est le coin des grossistes de cannabis.

Quelques figures de ce
département : Francis "le Belge" Vanverberghe, Tany Zampa, Raymond "le Chinois" Mihière, Jean Toci, Roland Cassone, Ahmed Otmane, Laurent Boglietti.





Le Var (83), le crime au service de la politique, la politique au service du crime


Dans le Var, la criminalité s'axe surtout autour de Toulon. À côté, un peu toutes les villes proches de la côte sont touchées (La Seyne, Hyères...), ainsi que d'autres plus éloignées (Manosque, Draguignan...).

Toulon est un port
. Il paraît donc logique que la ville soit sujette à des trafics. Et puis c'est aussi un port militaire. Il paraît donc tout aussi logique que la prostitution y ait fortement prospérée. Pendant longtemps, Toulon a été concidéré comme le lupanar de la côte. La zone spécialisée dans cette activité c'est la basse ville, dans ce quartier qu'on appel le Petit Chicago tant ses ruelles pouvaient parfois s'apparenter à un coupe-gorge. Et même si ce quartier a perdu de sa superbe, il reste le centre historique du Milieu toulonnais. Un Milieu qui est surtout fait de personnes de la ville même. Ici, quand les voyous ne viennent pas du "Petit Chicago", c'est qu'ils viennent sûrement de la Loubière ou des Sablettes.

Le Var est sans aucun
doute le département français du continent où les liens politico-mafieux sont les plus développés. Ici c'est le crime au service de la politique et la politique au service du crime. Des liens dangereux qui ont éclaté au grand jour en 1994 avec l'assassinat de Yann Piat, députée FN qui visait la mairie de Toulon. Et puis le Milieu toulonnais peut être violent : les années '90 ont connu, après la mort de Jean-Louis Fargette, des guerres de succession qui ont définitivement éliminé l'ancienne école.

Que
lques figures de ce département : Louis Régnier, Jean-Louis Fargette, Pascal Perletto, Noël Dottori, Henri Diana, José Ordioni.



Les Alpes-Maritimes (06), terre convoitée



Nice, Cannes, Menton, Saint-Tropez... beaucoup de villes synonimes de soleil, plage et belles filles. Comment un Milieu criminel ne pouvait pas y hemerger?

Jusqu'aux années 60, la truanderie niçoise reste classique. C'est par la suite qu'elle va devenir une terre d'accueil pour nombre de truands d'ailleurs : corses, pieds-noirs d'Algérie, grenoblois, marseillais... De plus en plus, le Milieu niçois est composé de gens de l'extérieur. Et ces arrivées de gangsters non-niçois ont été à l'origine de divers vagues de règlements de compte : la faute aux Pieds-Noirs dans les années '60, aux Grenoblois dans les années 70... puis à un peu tout le monde dans les années 90. Résultat : un Milieu niçois qui a du mal à trouver de nouveaux caïds. Sans compter la forte présence de la N'Dranghetta (mafia calabraise) et, depuis moins longtemps, du crime organisé russe et des pays de l'est en général. Pour l'un comme pour l'autre, il s'agit de s'attaquer aux secteurs du tourisme et de l'immobilier, principalement.

À Nice, une sorte de tradition veut que l'Iguane Café, un grand piano-bar du centre-ville, soit aux mains de l'homme qui domine le Milieu de la ville. Une autre tradition : les liens "extra-criminels". Si dans le Var il s'agit de s'acoquiner avec des politiciens, ces liens sont bien plus larges à Nice : mondes des affaires, de la politique, justice, haute société... Connaître du monde ailleurs que dans le Milieu, ça aide.

Quelques figures de ce département : Urbain Guiaume, Marcel "le Bègue" Diavaloni, Sébastien Bonventre, Thierry Derlan, Jacques "le Général" Sordi.





La Corse (02-A et 02-B), l'île au nombre de meurtres plus élevé qu'en Sicile



Si pendant 50 ans les gangsters corses se sont exportés (vers la France continentale, les colonies et l'Amérique du Sud principalement), c'est maintenant depuis 30 ans qu'ils évoluent dans leur propre île. Si les braquages se passent surtout à l'extérieur, tous les autres domaines se localisent sur l'île : machines à sous, bars, boîtes de nuit... Mais à l'inverse du continent, d'autres domaines viennent s'y ajouter : le tourisme, l'immobilier, et beaucoup d'autres activités tout à fait légales. En elles-mêmes. Parce que la manière de se les approprier et de les gérer ne le sont souvent pas. Et puis le Milieu corse doit faire avec deux autres pouvoirs : les clans (présents surtout dans la politique) et les indépendantistes.

En Corse tout le
monde se connaît, cela bénéficie aux truands et facilite les liens avec la politique. Ils ont une véritable position de toute puissance. Quand aux cadavres, ils sont nombreux. Qu'il s'agisse de vendettas, de litiges entre voyous ou de frictions avec les indépendantistes, sur l'Ile de Beauté le sang coule bien plus qu'ailleurs. Le taux d'assassinat y est plus élevé qu'en Sicile.

Au nord, la crimina
lité est surtout centrée sur Bastia, où la fameuse équipe de la Brise de Mer a hemergé et a raflé une très grosse part du gâteau. Au sud, plus rural, le Milieu semble en apparence moins présent, ce qui n'est pas le cas, avec une forte présence sur Ajaccio. Sans oublier la région de la Balagne. Et puis on prête à la Corse des liens avec certaines mafias italiennes.

Quelque
s figures de ce département : Antoine Guérini, Joseph Renucci, Jean-Jérôme "Jean-Gé" Colona, Dominique Rutily, Richard Casanova, Francis Marini, Joseph Menconi.






L'Espagne, camp retranché du Milieu



Si le Milieu français a une base arrière, c'est bien l'Espagne. Et depuis longtemps, puisque les premiers voyous à s'y installer l'ont fait au début du XIXème siècle.

M
ais c'est surtout depuis une trentaine d'année que l'Espagne, et tout particulièrement la Costa Del Sol (qui est devenu l'une des plus grosses concentrations criminelles d'Europe), est véritablement une terre du grand banditisme français. En vérité, il s'agissait d'abord de se cacher : on fuyait en Espagne pour échapper à la police ou à la concurence. Puis certains ont pris goût au pays et ont décidé de s'y installer. Il faut dire que les débouchés, ce n'est pas ce qui manque : les braquages (l'Espagne est assez peu habituée aux braquages de grosse envergure), les putes, les boîtes, et surtout le trafic de drogue. En effet, la casi-totalité du shit marocain passe par Malaga, capitale européenne du trafic de canabis. Du coup, la communauté des truands français y est importante. Tout comme à Marbella et Algésiras, un peu plus au nord. Très fréquemment, des "convois" fusant à 250 km à l'heure sur l'autoroute descendent en Espagne et remontent du shit par centaines de kilos. Mais si le bizness est très lucratif, il reste dangereux. Vis-à-vie de la police tout d'abord. Mais pas seulement. Nombreux sont ceux qui kidnappent les convoyeurs de shit ou les grossistes, que ce soit pour leur extorquer une cargaison ou une malette pleine de billets. En 2004, pour la seule ville de Marbella, on comptait 50 règlements de compte et kidnappings entre truands.

À côté du shit, il y
a aussi la coke. En effet, l'Espagne accueille beaucoup de trafiquants colombiens, notamment autour de Madrid. Alors, il est devenu normal de voir des voyous français passer par la Costa Del Sol pour monter une affaire ici ou là, sans compter ceux qui se chargent de remonter la drogue vers la France.

Et puis les groupes criminels so
nt nombreux : "les Britanniques font dans le blanchiment, l'escroquerie, le trafic de voitures, de haschich et de coke, les Marocains dans le haschich, les vols, l'immigration illégale, les Albanais dans les cambriolages, les Nigériens dans l'immigration illégale et la falsification de documents, les Lituaniens dans l'enlèvement, les Turcs dans l'héro, les Colombiens dans la Coke, les Chinois, les Roumains et les Bulgares dans la prostitution, les Français dans le vol avec violence, la coke, le haschich...".

Mais l'Espagne n'est pas le seu
l pays à accueillir des truands français. La Belgique, l'Allemagne, l'Angleterre, le Maghreb (ainsi que l'Amérique du Sud et l'Afrique Noire pour ceux qui ont les contacts) ne sont pas non plus à négliger.








Évidemment, beaucoup d'autres coins de France ont un Milieu important, notamment :
Lyon, le Nord (Lille-Roubaix-Tourcoing), le Val-d'Oise, la Seine-et-Marne, les Yvelines, l'Essone, Bordeaux, Toulouse, les Alpes-de-Haute-Provence, le Vaucluse (Carpentras, Avignon), le Gard (Nîmes), l'Hérault (autour de Montpellier), et Strasbourg.

# Posté le mardi 16 octobre 2007 07:08
Modifié le samedi 17 janvier 2009 13:13

38 Terre de douleur

Figure du grand banditisme et des plus grandes cavales Francaise et Itaienne.
Mais aussi des parrains de la MAFIA italienne présente en Italie ou a Grenoble, ou actuellement une guerre c'est déclarer entre deux gang pour une possesion du territoire et mener a bien leur bizness... Guerre faite de sang et de feu plus rien ne les arrétes .......[
/i]
38 Terre de douleur
# Posté le vendredi 02 novembre 2007 07:58
Modifié le dimanche 19 octobre 2008 09:47

La guerre des gangs

La guerre des gangs
l'enquête s'attend à un nouveau bain de sang. Les voyous qui s'écharpent n'ont apparemment aucun lien avec la pègre italo-grenobloise des origines qui se disputait le contrôle de la prostitution et des jeux, recyclant le fruit de ses rackets dans des pizzerias et des bars du centre-ville. Ceux qui se battent aujourd'hui ne fréquentent pas, comme leurs grands aînés, la tribune officielle des stades. Ils n'épousent pas leurs avocates, n'investissent pas dans l'immobilier.
« Âgés de 20 ans pour la plupart, ils n'obéissent à aucune hiérarchie, aucun code, et ne connaissent aucune limite », s'in­quiète un officier des stups. Il s'agit de petits caïds des cités grenobloises : celles des communes de Fontaine notamment et de La Villeneuve, bâties à la hâte à la grande époque des Jeux olympiques d'hiver de 1968.
"Ces gens se connaissent, il y a un lien entre eux", a expliqUn proche de l'une des victimes du règlement de comptes qui a fait trois morts, le 24 février dernier, à Sassenage (Isère), dans la banlieue grenobloise, recrute actuellement pour laver l'honneur de son clan. Depuis quelques semaines, une folie meurtrière s'est emparée du milieu local de la drogue, avec déjà quatre morts et deux blessés graves. Les familles des trafiquants se murent dans le silence, craignant pour leurs enfants, les frères ruminent leur vengeance.

Et la PJ chargée de ué le procureur de la République.
"Nous avons affaire à deux groupes qui trafiquent de la drogue et qui ont voulu déborder de leur quartier. Puis, il y a aussi un phénomène de vengeance, qui entraîne une autre vengeance", a ajouté le procureur.
"De loin cela ressemble à une guerre entre un gang de la Villeneuve, et le gang de la commune voisine de Fontaine (Isère), mais c'est plus compliqué que cela, car il y a des Grenoblois et des Fontainois dans chaque groupe", a indiqué un policier sous le couvert de l'anonymat.

Ces jeunes sont soupçonnés d'animer le marché local du cannabis. Armés parfois de fusils d'assaut pour mener leurs raids, ils circulent ces temps-ci en ville protégés de gilet pare-balles, la peur au ventre, mais déterminés. L'un d'eux avait commencé sa carrière de tueur présumé à 19 ans.

Faux policiers et kalachnikovs

« La guerre peut durer aussi longtemps qu'il y aura des combattants », pronostique Daniel Chomette, le secrétaire départemental de l'Unsa-police. Ils seraient, selon ses collègues, au moins une dizaine capables d'appuyer sur la détente. « Un camp peut aussi demander aux beaux mecs de Corse ou de la Côte d'Azur d'intervenir, à moins que les parrains du Sud-Est ne s'autosaississent », lâche le major Chomette. En mai 2004 puis à l'été 2006, d'étranges visiteurs à l'accent corse armés de 11,43 avaient déjà fait parler la poudre à Grenoble. Étaient-ils venus asseoir leur in­fluence sur le milieu local ou exécuter un contrat pour son compte ?

La police qualifie, en tout cas, le triple assassinat du 24 février à Sassenage de « travail de pro ». Ce jour-là, en réplique à une fusillade à la kalachnikov treize jours plus tôt à Fontaine, les tueurs n'ont pas hésité à se faire passer pour des policiers.

L'origine de ces règlements de compte remonte au meurtre le 13 janvier 2003 par un tireur circulant en motocyclette à Fontaine de Lasaad Lamiri, 27 ans. Trafiquant notoire, il aurait été considéré comme une menace pour les affaires du gang de Fontaine.
Cinq personnes avaient été arrêtées dans cette affaire à la suite de la dénonciation d'un ancien gérant du snack "L'Opéra", Amor Kaak.
En janvier 2007, le gérant avait témoigné contre ces personnes, qui avaient été toutes innocentées faute de preuve.
Depuis M. Kaak se cache, ce dernier affirmant être menacé de mort et demande des dommages et intérêts à l'Etat.

Le 11 février 2007 à Fontaine, une commando blesse au fusil mitrailleur Ahmed Belabbes et Charles Aprile et tue Sabil Dibbih, 23 ans, ce dernier étant probablement une victime collatérale.

Le 24 février 2007, dans la banlieue grenobloise, à Sassenage, Azzouz Attalah, 22 ans, Houssan Nigri, 22 ans et Medhi M'Sallaoui, 22 ans, originaires de Fontaine (Isère), sont poursuivi par une Citroën Xsara grise, un gyrophare sur le toit, ils ont d'abord percuté la R 21 de leurs victimes avant de les abattre un à un à la chevrotine. Les traces du choc sont encore visibles sur le poteau d'entrée du garage où la Renault s'est encastrée. Autour, quelques bouquets de roses laissés par les familles endeuillées.

Medhi M'Ssalaoui, 22 ans, la cible principale de cette expédition, venait de sortir de prison, « blanchi » pour le meurtre d'un dealer commis le 13 jamvier 2003.

Le 28 Avril 2007, attiré sur une route de montagne à Champagnier (Isère), Ali Kadraoui, 38 ans, est abattu. Son ami Oualid Mokrane, 31 ans, est grièvement blessé. Leur chauffeur, suspecté d'être de mèche avec les tireurs, est interpellé.

Le 28 juillet 2007 à Eybens, dans la banlieue grenobloise, deux hommes à la recherche de Christophe Morival abattent d'une balle en pleine tête Bilel Boualita, un Grenoblois de 22 ans victime sans doute d'une erreur de la part du commando.

Le 31 octobre 2007, alors qu'ils sont assis sur un muret de brique de la place des Géants dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble, Christophe Morival, 35 ans (bien connu des services de police pour des histoires de drogue et considéré comme un des chefs du gang de la Villeneuve) et son neveu Frédéric Morival, 30 ans, sont abattus par un commando de trois hommes habillés de noir et cagoulés avec des blousons portant le sigle "Police". Deux autres personnes sont grièvement blessées, Mauricio Torres, 27 ans, et Stéphane Morival, 32 ans. Une cinquième personne est plus légèrement blessée.

"J'ai vu les tireurs de mon balcon, ils étaient trois, petits, pas très costauds, habillés de noir avec des cagoules, ils ont tiré lentement, et puis sont repartis en courant", a expliqué un habitant. Les trois hommes étaient armés de plusieurs gros calibres, dont au moins un pistolet automatique et un fusil de calibre 12.

"Ça devient Chicago ici, maintenant, j'interdis à mes enfants de jouer dehors", a déploré un autre habitant.


Dans ces quartiers en crise, le marché des stups suscite d'énormes appétits. Selon le sociologue grenoblois Sébastien Roché, « la consommation de cannabis a augmenté de 30 % en deux ans ». Il en faut aujourd'hui près de 10 tonnes par an pour alimenter la région, avec ses 300 000 habitants et ses 60 000 étudiants du campus universitaire. « Pour les trafiquants, le gâteau à se partager est de 40 000 euros par jour ! », constate, effaré, un commandant de police. Les saisies de cocaïne augmentent également. Parallèlement, le crime pur et dur progresse en Isère : vols avec armes à feux (+ 38 %) en 2006, menaces et chantages (+ 17 %), ports d'armes à feu prohibées (+ 50 %), séquestrations (+ 137 %).

« Tout cela peut paraître éloigné des frasques de la pègre d'antan, mais qui sait si la culture de vendetta des Italo-Grenoblois n'a pas influencé certains jeunes issus d'une autre immigration ? », se demande un commissaire de police. Depuis 1975, à Grenoble, 45 personnes ont trépassé dans la guerre du milieu, 13 ont été la cible de tentatives de meurtre et 6 ont disparu, « probablement dissoutes dans l'acide ou lestées au fond d'un lac », suppose un homme de la PJ. Aucune autre ville de province, en dehors de Marseille et de sa région, n'a connu une telle violence. Et la police s'active pour empêcher un nouveau carnage.









Source internet et presse
# Posté le samedi 03 novembre 2007 14:06
Modifié le mardi 26 mai 2009 06:11